Le Pays Grassois: « Faites entendre votre voix! »

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Au sommaire de ce numéro:

  • L’éditorial d’Ange Mercado : « Le 7 juin il n’y aura qu’un tour. Faites entendre votre voix!« 
  • Paul Euzière: « Le front de Gauche, quelque chose de vraiment neuf« .
  • Quelle gestion pour le logement social à Grasse?
  • ERDF-GRDF (ex EDF-GDF) ne répond pratiquement plus…
  • L’Hôpital de Grasse menacé par Patrice Cattaert
  • Ecoles grassoises: une saignée des moyens sans précédent.
  • Le 7 juin, ne vous laissez pas intimider!

Pour lire le journal dans son intégralité, cliquez ici: Pays Grassois

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Une réponse à “Le Pays Grassois: « Faites entendre votre voix! »

  1. Mura Jean-Yves

    Dans quelques jours, auront lieu les élections européennes. Le premier message d’homme de gauche que je désire passer est d’appeler à voter.

    Néammoins, pour éclairer le choix de chacun il n’est pas inutile de rappeler les textes qui traitent des choix européens.

    Ceux qui sont déjà déterminés seront sans doute confortés dans leur vote. Les autres pourront s’interroger sur le bon choix et sur le vote utile pour ses idées.

    L’EUROPE UN GRAND DESSEIN DETOURNE.

    A – Une méthode communautaire fondée sur un compromis bâtard droite/gauche.

    Pour faire fonctionner l’Europe fondée sur la représentation des Etats, une méthode a été mise en place: la recherche obstinée de consensus à partir de compromis entre la droite et la gauche. Cette méthode a sans doute été utile au démarrage de l’Europe, lorsqu’un petit groupe de pays la constituait. Elle se révèle aujourd’hui inadaptée à 27. Mais surtout, ce compromis a été profondément déséquilibré au profit de la droite, car ni l’Europe sociale, ni l’affirmation d’une Europe politique proche des citoyens, ni des progrès partagés avec une solidarité réelle entre pays ne sont au rendez-vous.

    B – Une Europe des marchands, loin des idéaux généreux à la base de l’Union.

    La finance prime sur les politiques communes et les solidarités. Le grand dessein européen a été sacrifié sur l’autel de l’idéologie marchande. Toutes les politiques mises en oeuvre depuis des décennies visent à favoriser la libre concurrence et l’accumulation du capital au détriment de la redistribution: démantèlement des protections sociales, flexibilité accrue du marché du travail, privatisation des services publics.
    Ceci ne signifie pas pour autant que tout a été négatif durant la dernière période. C’est ainsi que des progrès ont été réalisés dans le développement régional, les echanges culturels, les politiques environnementales. Mais au vue de la situation mondiale le compte n’y est pas.

    C – L’absence d’Europe accentue la crise européenne.

    La gauche française a depuis longtemps plaidé pour que, dans les instances européeenes soit édicté un cadre social commun, en particulier pour faire avancer les droits des salariés. La volonté de faire progresser la construction européenne a conduit à privilégier l’intégration économique et monétaire et à promettre à plus tard l’affirmation de l’Europe politique, puis sociale. Ce cycle optimiste n’a pas eu lieu. Au contraire la libéralisation des capitaux, la libre concurrence généralisée et l’abandon de la maîtrise politique des choix monétaires et de la préférence communautaire ont accéléré le dumping social et le démantèlement des protections sociales. Pendant cette période la croissance a été parmi les plus faibles de l’Histoire de notre continent.

    D – Un fonctionnement inadapté.

    Construction inédite, fruit de longues et laborieuses tractations, l’Union Européenne est un « objet politique non identifié ». Reste que ce recours volontaire à l’opacité n’est pas anecdotique. Elle en dit long sur le projet politique des cercles dirigeants de l’Union qui sont convaincus qu’en matière d’Europe, l’association des peuples n’est pas la priorité. Bon nombre d’entre-eux se servent de l’Europe plutôt qu’ils ne cherchent à servir ou a nourrir un projet politique européen. Au coeur du débat il y a la question démocratique. Il est difficile d’accepter que des institutions non élues puissent imposer leur loi au Parlement issu du suffrage universel. Ce n’est évidemment pas le traité constitutionnel transformé par un artifice en « mini traité » en laissant les peuples à l’écart qui facilitera la démocratie.

    E – Et pourtant le désir d4europe travaille les peuples du continent.

    L’Europe ne se fera pas sans les citoyens, qui sont majoritairement favorables à la construction européenne dès lors qu’ils en sont les acteurs.
    Le socle des valeurs communes exite. Il n’y a aps de cassure entre la citoyenneté nationale et l’appartenance à la communauté. Cependant demeurent des différences d’appréciations qu’il s’agisse des valeurs, des concepts politiques, ou des modèles économiques. Elles ne seront surmontables avec le temps que s’il existe un projet politique européen relayé par les Etats. Ce qui suppose que la gauche européenne soit capable de politiser les enjeux et de construire de nouvelles convergences entre citoyens européens. N’ayont pas peur des mots, c’est une profonde réorientation de la construction européenne qui s’impose. Sinon, le nationalisme étriqué et le plus dangereux ressurgira.

    L’EUROPE, UN SUJET DETREMINANT DANS LE FOSSE QUI S’ACCROIT ENTRE LE PEUPLE ET SA REPRESENTATION POLITIQUE.

    Les catégories populaires, depuis quelques années, marquent plus que jamais leur défiance envers les gouvernants. Ce sont celles qui font le plus souvent défaut à la gauche. Il faut aussi rapeller pendant bien des années du vote populaire en faveur du Front National. La montée des populismes et des partis d’extrême droite dans de nombreux pays constitue une faiblesse pour la gauche et un risque majeur qu’elle doit conjurer.
    Le décrochage de la gauche (tous partis confondus) avec le monde du travail est un handicap majeur. Lors de l’election présidentielle de 2007 l’électorat des quartiers populaires urbains, les ouvriers, et les employés ont voté largement en faveur de N. Sarkozy. La reconquête du monde des ouvriers et des employés constitue une priorité absolue pour el renouveau de la gauche.

    LES OBJECTIFS A ATTEINDRE

    A – La construction d’un autre monde au coeur de la problématique européenne.

    Le projet auquel la gauche doit aspirer exige une réorientation profonde de l’actuelle construction européenne pour répondre davantage à l’attente de ses peuples et promouvoir les échanges nouveaux avec les autres pôles de la planète. Plusieurs réorientation s’imposent:
    – l’arrêt des politiques de dérégulation en particulier des services publics,
    – la construction d’une europe sociale fondée sur la convergence des systèmes sociaux les plus développés,
    – une harmonisation fiscale permettant aux Etats d’agir et de financer la protection sociale capable de lutter contre le dumping fiscal,
    – une politique industrielle offensive soutenue par une politique monétaire permettant de rattrapper les retards technologiques et évitant les délocalisations intra et extra européennes,
    – la réalisation d’une Europe de l’énergie, la lutte contre l’effet de serre et la reconnaissance du Service Public,
    – la relance des echanges négociés avec l’Afrique et le bassin méditerranéen et une intervention volontariste au sein des instances mondiales pour imposer des taxations sociales et environnementales dans les échanges mondiaux.

    La gauche européenne doit défendre une Europe forte susceptible d’être à la pointe du combat pour les plus faibles, pour de nouvelles relations Nord Sud.

    B – Participer à la construction d’une nouvelle gauche européenne.

    La crise de la social-démocratie s’accélère. Dans de nombreux pays, même au nord de l’Europe, les echecs électoraux sont nombreux. L’apparition de partis à sa gauche est assez généralisée. Dans ces conditions, la gauche française doit assumer des choix stratégiques forts pour l’avenir et le recompostion de la gauche européenne.
    Elle doit en France comme en Eirope, plaider pour l’unité ou l’union des forces de gauche contre les accords avec les consevateurs ou les alliances avec le centre. Elle doit lancer des initiatives unitaires des gauches européennes sur des sujets clefs comme l’idée d’un traité social organisant les convergences sociales vers le haut (SMIC européen unifié).
    Elle doit promouvoir des débats approfondis sur l’identité de la gauche contemporaine.
    Rien n’est possible si la gauche française s’aligne sur le modèle social démocrate ou la troisième voie de Tony Blair. Rien n’est possible, si la gauche française croit pouvoir imposer ses vues. La première exigence est de mettre la diversité des forces de gauche au service des problèmes prioritaires notamment pour le monde du travail et de favoriser des combats concrets communs.
    De même, la constitution d’un intergroupe permanent des gauches européennes au sein du Parlement permettrait d’ouvrir une nouvelle période politique dans cette instance où le consensus PSE-PPE (Parti Socialiste Européen-Parti Populaire Européen) se traduit par une déroute chronique de la gauche.

    Tout reste donc à construire, seule une gauche rassemblée et réellement de gauche pourra influer sur la politique européenne, qui, qu’on le veuille ou pas, s’impose à notre quotidien.

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