AMERIQUE LATINE : L’HEURE DES REVOLUTIONS CITOYENNES

Et si face aux immenses défis d’aujourd’hui, les processus de transformation sociale dans plusieurs pays d’Amérique Latine étaient la preuve de ce qu’il est possible de faire face à un capitalisme de plus en plus ravageur ?
Le Vénézuela, la Bolivie, l’Equateur, l’Uruguay… des modèles ?
Non ! A chacun de trouver sa voie. Mais ce sont sûrement de riches exemples.

Avec plus d’un demi milliard d’habitants et une grande diversité des peuples, non seulement aborigènes mais issus de l’extraordinaire métissage des migrants de tous les autres continents, l’Amérique Latine apparaît comme le laboratoire d’alternatives originales au néo libéralisme et à l’impérialisme.

« EN MOUVEMENT VERS LE HAUT»

Pour débattre de ces réalités nouvelles, les communistes grassois avaient invité trois témoins de ces évolutions : l’Uruguayenne – et Grassoise d’adoption – Silvia Gonzalez, Paul Euzière – élu et collaborateur de la revue Recherches Internationales – , Victor Hugo Jijon – expert pétrolier, économiste et responsable du mouvement « Pachakutik » -. Un acteur de premier plan de la Révolution citoyenne d’Equateur qui a captivé pendant près de trois heures son auditoire.
« L’Amérique Latine en mouvement. Vers le haut, je dirai, enfin…
Nous sommes les filles et les fils nés des massacres successifs, des effondrements culturels et identitaires répétés (…) C’est maintenant l’heure des peuples. Aujourd’hui H. Chavez, J. Mujica, E. Morales, Lula, R. Correa, F. Lugo, C. Fernandez, R. Castro, D. Ortega nous ouvrent les portes de “La Patria Grande” » rêvée par les Libertadores : Simon Bolivar, Antonio José de Sucre, José G. Artigas…
Dans sa magnifique et émouvante introduction, Silvia Gonzalez a fixé le cadre historique et politique : « cinq siècles d’infamies et d’ignominies » avec ensuite « l’arrivée d’une autre conquête, différente et aussi criminelle que la première, celle des Etats-Unis » et de leur empire qui ont imposé leur joug.

UN CHANGEMENT D’EPOQUE

V. H. Jijon a pris le relais, magistralement.
Une démonstration impeccable, chiffres et graphiques à l’appui : « ce que vit le monde aujourd’hui n’est pas une époque de changement mais bien un changement d’époque ».
Il n’est plus possible de continuer comme si de rien n’était.
En matière d’énergie, les ressources s’épuisent alors que les besoins augmentent.
Les ravages dus à la déforestation en Amazonie, la surexploitation des sols, un mode de production basé sur la consommation croissante et infinie des ressources naturelles mettent en péril l’existence même de l’être humain.
Avec le retour de l’Etat doublé de la mise en place de nouveaux outils de démocratie directe et de contrôle citoyen, les nouvelles constitutions d’Equateur et de Bolivie entendent répondre de façon originale aux grands défis. Elles déclarent patrimoine inaliénable l’eau et les ressources naturelles.
Victor Hugo Jijon a souligné l’apport de la vision indienne du monde : l’Homme est partie indissociable de la « Pachamama » – la Mère Terre, en quechua – envers laquelle il a des devoirs.

Clin d’œil à l’actualité française, Paul Euzière a indiqué que « la Constitution équatorienne, sociale et solidaire, étend le droit de vote aux étrangers, après 5 ans de résidence légale et que son article 40 reconnaît à chacun le droit de migrer – émigrer ou immigrer – : personne ne sera considéré comme illégal du fait de sa condition de migrant. »

Bien des pistes de réflexion pour tous ceux qui veulent faire d’un socialisme radicalement nouveau la réponse aux catastrophes planétaires engendrées par le capitalisme et l’argent- roi.

Ci dessous, l’intégralité de la présentation de Victor Hugo Jijon (cliquer pour ouvrir la présentation Powerpoint):

LA CRISE INTERNATIONALE ET LA RÉPONSE DE L’AMÉRIQUE DU SUD

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2 réponses à “AMERIQUE LATINE : L’HEURE DES REVOLUTIONS CITOYENNES

  1. Et pourtant le Chili vient de repasser à droite !! Il faut dire que les enseignants y étaient les moins bien payés comparativement à nombre de pays dans le monde. Et pourtant l’éducation devrait être au coeur de tout projet socialiste, non ?

  2. Une des priorités du président bolivien Evo Morales est d’extraire dès avril prochain le lithium qui se trouve sous la couche de sel du Salar de Uyuni. Cette richesse inestimable pourrait transformer le plus pauvre pays d’Amérique du Sud en véritable « Dubaï ». Cependant, cette ambition risque de détruire une grande partie de ce désert naturel classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Peut-on d’un point de vue éthique s’insurger qu’un pays souhaite se développer au grand dam de l’écologie?

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