Grèce : le gouvernement du PASOK crée le statut de « réserviste » dans la fonction publique

Sous la pression du FMI et de  l’Union Européenne, le gouvernement «socialiste» grec innove en matière antisociale.
Quelques 3.500 employés dans les Entreprises d’Utilité Publique (en grec : DEKO) seront placés très prochainement, dans un premier temps, en situation de « réservistes » (60% du salaire durant un an, avec possibilité d’être appelé à nouveau à servir en cas de nouveaux besoins dans la fonction publique).
Les premiers employés concernés sont les fonctionnaires et employés des entreprises publiques qui remplissent déjà les conditions de départ à la retraite, ceux qui ont atteint l’âge de départ à la retraite et ceux qui ont de très faibles qualifications.

La circulaire, qui met en application le statut de « réserviste », a été adressée mardi 13 septembre par le Secrétaire spécial des Entreprises publiques, Georges Kyriakos, à 151 DEKO.
Selon cette circulaire, les dirigeants des DEKO doivent adresser d’ici au 26 septembre au Secrétariat spécial une liste du « personnel excédentaire », qui doit constituer au moins 10% du total des effectifs pour chacune des DEKO.

Plusieurs partis d’opposition ont réagi avec virulence mercredi, chacun pour des raisons différentes, à cette décision du gouvernement.

Le Parti Communiste Grec  (KKE) a dénoncé l’instauration du statut de « réserviste » dans la fonction publique, « une initiative « inspirée » par le parti de droite Nouvelle Démocratie et concrétisée par le PASOK, souligne-t-il, qui gonflera encore plus le chômage et aura des incidences catastrophiques pour tout le peuple grec… Ce sera lui qui paiera les carences en personnel dans les services publics ».

L’extrême droite LAOS s’en prend, de son côté, aux associations et demande “la suppression des financements au ONG, comme condition indispensable pour faire le ménage dans les dépenses (publiques) immenses”, soulignant à propos du statut de “réserviste”  créé par le gouvernement  qu’il s’agit d’un “licenciement en douceur”.

Côté syndicats, la Confédération Générale des Travailleurs de Grèce (GSEE), l’une des deux grandes centrales syndicales du pays, a exprimé aussi sa vive opposition aux nouvelles mesures économiques du gouvernement, dont ce statut de « réserviste ».
La CGT grecque a dénoncé ce type de mesures qui constitue des politiques sans issue et allongent encore plus les listes du chômage et le fossé de la cohésion sociale.
Le gouvernement, au lieu de prendre des mesures qui ouvrent une fenêtre aux licenciements, devrait procéder à la réorganisation des services et des organismes, en vue d’une mise en valeur productive de tous les travailleurs des organismes et organisations de l’ensemble du secteur public”, conclut la GSEE.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s