Portugal: une régression sans précédent

Dans un long rapport le Comité Central du Parti Communiste Portugais a examiné la situation à laquelle sont confrontés les Portugais et les orientations dramatiques du Budget de l’État pour 2012.
Extraits.

… »Moins 12,5% pour l’investissementchute de la production au niveau de 1995,  dans l’industrie,  le bâtiment, et l’agriculture. Des milliers d’entreprises fermées et un million de chômeurs réels.
De tels chiffres anticipent l’impact économique de cette politique: une profonde récession économique qui s’exprime par une baisse significative du PIB.
C’estl’orientation qui enfonce le pays.
L’ensemble des graves mesures contre les travailleurs et le peuple portugais annoncé par le gouvernement PSD/CDS de Passos Coehlo et Paulo Partas traduit une offensive brutale contre les droits et un gigantesque transfert de ressources du travail vers le capital.
Les intentions du gouvernement pour le budget de l’Etat 2012 expriment un choix de classe et la dictature de la réduction du déficit qui va se traduire par encore plus de récession économique et de régression sociale.
L’axe essentiel de ce budget c’est l’augmentation de l’exploitation des travailleurs, la diminution des salaires et retraites, le vol de la prime de Noël et des vacances à une majorité de travailleurs, l’allongement de l’horaire de travail d’une demi heure par jour qui équivaut à 16 jours par an de travail non payé pour chaque travailleur, la destruction d’environ 250 000 emplois et un cadeau de 7,5 milliards d’€ au grand capital, l’augmentation des impôts sur la consommation, la hausse des prix de l’électricité, des combustibles, des péages, des médicaments, les coupes sombres dans l’investissement public, la fermeture de services publics, la diminution des aides sociales, la privatisation des entreprises publiques.

Voilà quelques mesures du pacte d’agression que le gouvernement PSD/CDS, avec l’appui du Parti Socialiste s’apprête à mettre en  œuvre.
Ce budget signifie augmenter la dose de venin qui est en train de tuer l’économie, d’appauvrir les Portugais et d’enfoncer le pays dans le malheur.
Le rejeter est un impératif national, un objectif patriotique indispensable à la défense de la dignité et des conditions de vie des Portugais et de la souveraineté nationale.
Le pays n’est pas condamné. Il existe une politique alternative. Une politique qui impose la renégociation effective de la dette, qui augmente les salaires et retraites, qui combatte la précarité et affirme les droits des travailleurs… »

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