Leleux, Tabarot, Allègre, l’UMP et les suppressions de classes

Ecole Henri Wallon (Plan de Grasse) : comme à l’école Saint-Exupéry, les banderoles mises par les parents d’élèves pour alerter les citoyens ont été enlevées par les services municipaux grassois, au mépris de la plus élémentaire liberté d’expression…

C. Allègre, scientifique (?) négateur du réchauffement climatique et ex ministre de L. Jospin a annoncé son ralliement à N. Sarkozy.
Ce soutien à un N. Sarkozy au plus bas a le mérite de la cohérence.Dénonciateur du « mammouth » de l’Éducation Nationale qu’il voulait « dégraisser » (terme exquis dans la bouche d’un ministre socialiste), c’est à dire dont il prônait la diminution des postes d’enseignants, C. Allègre rejoint celui qui a mis en œuvre cette politique destructrice, N. Sarkozy, qui peut afficher 80.000 postes de supprimés en 5 ans dans son bilan en matière d’Education Nationale.
Si C. Allègre (membre du PS jusqu’en 2008) est logique avec lui-même, d’autres le sont moins.
Pour la rentrée prochaine Sarkozy, Fillon, Châtel, l’UMP et le Nouveau Centre ont élaboré et voté un budget dont le résultat au regard des mesures de cartes scolaires prises par les Inspecteurs d’Académie aboutit pour septembre 2012 à 5700 nouvelles suppressions d’emplois.
On voit ce que valent les dernières promesses de N. Sarkozy de « maintenir à la rentrée le même nombre de classes qu’en 2011« : foutaises!

Dans l’Académie de Nice: 143 postes seront supprimés dans les écoles.
A Grasse, comme dans tout le Département, ce sont des coupes sombres. Inspection Académique et Inspecteurs de l’Éducation Nationale essayent de gérer au mieux – c’est à dire au moins pire – l’austérité.
Mais, c’est la quadrature du cercle.

Résultat dans le Pays Grassois: à Grasse une ouverture à l’école maternelle l’Eau Vive (quartier St Claude) mais des fermetures de classes à l’école élémentaire Henri Wallon (Plan de Grasse), Saint-Exupéry (Centre Ville) et fermetures de 4 postes de maîtres de RASED (élèves en difficulté); fermeture aussi à Châteauneuf; « blocage » à Séranon (où la nouvelle école inaugurée il y a moins de 3 ans est loin d’être payée…).

Que pensent de ce « massacre à la tronçonneuse » qui frappe nos écoles primaires mais aussi nos collèges et lycées, les maires, conseillers généraux et parlementaires UMP qui en sont totalement responsables?
On n’a entendu ni le sénateur maire de Grasse, M. Leleux, ni la députée maire du Cannet, Mme Tabarot,  pourtant si présents médiatiquement. Et pour cause: ils ont voté le budget de casse des Sarkozy-Fillon-Châtel et voudraient qu’on l’oublie.

Il faut donc se mobiliser et exiger immédiatement d’eux que les promesses que vient de faire N. Sarkozy se traduisent en actes: que la carte scolaire soit revue et le nombre de postes pour la rentrée 2012 rétabli au niveau de celui de la rentrée 2011.

Au delà, une autre politique de l’Éducation Nationale est nécessaire avec des moyens et un plan de recrutement des enseignants à la hauteur des besoins des enfants et du pays.
L’École doit redevenir une des grandes priorités nationales. C’est ce que propose, dans son programme, le Front de Gauche et ses candidats aux élections présidentielles et législatives.

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2 réponses à “Leleux, Tabarot, Allègre, l’UMP et les suppressions de classes

  1. Article tendancieux qui tend à assimiler la politique éducative du ps à une politique de suppression de postes, sous prétexte qu’Allègre en a été le ministre ! Ne confondons pas tout ( Allège a été viré par Jospin, ne l’oublions pas !). C’est comme si on disait qu’une fois élu, Mélenchon participera à la casse de l’enseignement technologique au prétexe qu’il a été secrétaire d’état dans le gouvernement socialiste de Jospin !!
    Ceci posé, d’accord sur les responsabilités locales en matière de casse de l’école, bien réelles celles-ci, des Tabarot, Leleux et consorts !

  2. Cet article dit bien ce qu’il dit, même si c’est génant.
    Les réalités sont ce qu’elles sont.
    Ministre socialiste de l’Education Nationale sous le gouvernement Jospin, Allègre voulait « dégraisser le mammouth »: diminuer le nombre d’enseignants.
    Jospin ne l’a pas fait, Sarkozy, oui. Allègre le rejoint. C’est un constat.

    Allègre a adhéré au PS en 1973. Il l’a quitté en 2008.
    Il en est resté un membre éminent pendant 35 ans.
    Durant ces années, il a notamment été le « conseiller spécial » de Jospin ministre de l’E.N. à partir de 1988.

    Ce n’est pas « Jospin qui l’a viré », mais les manifestations des enseignants et leur hostilité grandissante (à l’égard d’un ministre qui annonçait mensongèrement « un taux d’absentéïsme de 12% » chez les profs alors qu’il était réellement de 5%) qui ont conduit Allègre à présenter sa démission.
    Devant, la colère des enseignants, Jospin l’a acceptée.

    Juste pour rétablir la vérité des faits !

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