L’Europe après la crise… (et pendant)

Les pays de l’Union Européenne sont en train d’expérimenter un nouveau type de gouvernement: la bankocratie.
On avait vu en 2005, les Français se prononcer très majoritairement pour le Non au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen concocté par Giscard et les milieux du grand capital.Arrivé à la présidence de la République, Sarkozy et l’UMP se sont empressés de fouler aux pieds la volonté populaire en faisant avaliser par le Parlement -et grâce à l’abstention des députés et sénateurs socialistes- le Traité de Lisbonne qui reprenait les orientations ultralibérales  du TCE.

Dans le même esprit, on a fait revoter les Irlandais qui, comme les Hollandais et les Français, avaient eux aussi eu le mauvais goût de voter Non en les menaçant de lourdes rétorsions des « partenaires » européens, s’ils persistaient dans leur Non.
Un nouveau pas  a été franchi à l’automne 2011,  quand le FMI, la BCE et la Commission Européenne -trois  entités sans aucune légitimité populaire- ont bombardé aux postes de Premiers Ministres L. Papademos en Grèce et M. Monti en Italie.
Points communs de ces deux personnages: avoir servi plus que loyalement la banque Goldman-Sachs (responsable de la situation grecque) et n’avoir été élu par personne. Aussi caricatural qu’ait pu être Berlusconi, au moins était-il élu…
Aujourd’hui, les banques qui dirigent l’Union Européenne ne s’embarrassent même plus d’élections. Elles nomment leurs représentants à la tête des Etats.
En France, on n’en est pas tout à fait là. Mais, pas très loin:  P. Richard, l’artisan de la privatisation de la banque des collectivités locales Dexia -en faillite après 11,6 milliards d’euros de nouvelles pertes records  en 2011- et son premier directeur touche une « retraite-chapeau » de 600 000 euros par an. Mais c’est le contribuable français qui, suite à un vote des députés UMP, centristes et socialistes (les députés communistes et Front de Gauche ont voté contre), devra encore apporter des garanties à hauteur de 33 milliards d’euros!
Le capitalisme financier mène aujourd’hui la danse au mépris des peuples.
Que cela continue ou pas est  un des grands  enjeux du vote Front de Gauche aux élections présidentielles et législatives.

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