Bourse du Travail de Nice: l’UMP se parjure !

Le député-maire UMP de Nice (et président de la métropole), C. Estrosi, a annoncé jeudi 3 mai 2012 qu’il ne voulait plus que l’Union Départementale de la CGT réintègre la Bourse du Travail de la place Saint-François,  dans le Vieux-Nice, son siège historique.

L’ancien ministre de N. Sarkozy a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse improvisée au cours de laquelle il a annoncé ses projets de restauration des bâtiments de la Bourse du Travail, dont certains datent du Moyen-âge.
Un » « musée de l’histoire locale » doit notamment y prendre place.
La CGT, occupante des lieux depuis 1896, soit 116 ans, avait dû les quitter l’an dernier en raison de travaux de sécurité.

Or, une convention la liant à la mairie permettait au syndicat d’y revenir. C. Estrosi a annoncé également qu’il comptait faire annuler cette convention par le conseil municipal de Nice !

L’Union Départementale CGT estime que son syndicat paye ses prises de positions et son engagement. Elle envisage une action en justice.

L’attitude du député-maire UMP de Nice n’est pas un cas  isolé. X. Bertrand, maire de Saint Quentin en Yvelines a récemment contesté la présence CGT dans les locaux de la Bourse du Travail.

Qu’un maire souhaite créer un musée d’histoire d’une ville, une salle de loisirs pour les seniors, ou quel que projet culturel que ce soit en tant que tel, peut se concevoir.
Qu’un maire préfère déloger les anciens locataires, acteurs majeurs de l’histoire sociale de sa ville et du département, -présents depuis plus de 115 ans- pour réaliser un soudain projet dans un bâtiment historique est beaucoup plus discutable.

Pourquoi C. Estrosi, n’a-t-il pas annoncé clairement son projet dès le départ?
Comment peut-on admettre qu’un maire (même UMP) se parjure ainsi en dénonçant une convention en cours d’exécution qu’il a lui même votée avec sa majorité ?

Quelle que soit la qualité, même exceptionnelle d’un projet, il est illégitime, indécent, et scandaleusement  irrespectueux, de faire annuler par un conseil municipal, une convention signée avec une partie extérieure qui en souhaite le respect !
En se comportant ainsi, le maire UMP de Nice insulte l’histoire de notre département, l’action héroïque des syndicalistes de la CGT dans la résistance notamment à Nice.
Il montre ainsi le peu de foi qu’il faut accorder aux engagements même écrits et signés de la clique de Sarkozy.
A ne pas oublier les 10 et 17 juin prochains !

Une décision « inqualifiable dans le droit fil de la campagne de stigmatisation des organisations syndicales organisée par Sarkozy« .
La réaction du conseiller général Jacques Victor, président de l’ADECR 06 : Courrier solidarité D TURRINI UD CGT Bourse du Travail 040512

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Une réponse à “Bourse du Travail de Nice: l’UMP se parjure !

  1. Estrosi et sa clique se foutent comme de l’an 40 de la création d’un musée !! Ce qu’ils veulent c’est faire payer à la CGT son soutien à Hollande. Un dernier râle de la bête du palais par l’intermédiaire de ses laquais.Quelle classe !
    Cela dit (hélas) le propre d’une convention c’est qu’à tout moment elle peut être dénoncée par ses signatiaires. Ainsi va la démocratie, qu’on soit d’accord ou pas , c’est la loi (Dura lex sed lex). Initiative qui peut être toutefois contestée. On verra ce qu’en pensera la justice…niçoise (aïe !)

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