70° anniversaire de la victoire de Stalingrad: un tournant de l’Histoire

stalingrad

Soldats allemands partant en captivité après leur reddition à Stalingrad

De Gaulle, Churchill, Roosevelt, mais surtout les dizaines de millions d’hommes des pays occupés par les troupes nazies: Français, Hollandais, Belges, Norvégiens, Danois, Tchèques, Polonais, Yougoslaves, Grecs, Albanais et les peuples subissant les dictatures alliées au III° Reich ont tous ressenti comme leur victoire la victoire de l’Armée Rouge, le 2 février 1943,  avec la reddition  de la VI° Armée allemande et la fin de la longue et terrible bataille de Stalingrad.

Stalingrad est la plus grande bataille de l’histoire.
Voulue par Hitler car la ville portait depuis 1925 le nom de son ennemi le plus déterminé, Staline, et que, située sur les bords de la Volga, avec ses 600 000 habitants, elle était à la fois une grande ville industrielle, un carrefour stratégique et un verrou qui permettait l’accès aux champs pétrolifères du Caucase, la bataille a duré six mois: de août 1942 à février 1943 dans des conditions terribles: bataille au corps à corps, immeuble par immeuble, température descendue à – 35°…
Deux millions de soldats y ont participé.

Le 28 juillet 1942, Joseph Staline en tant que dirigeant  du Parti Communiste, du gouvernement et de la Stavka du Grand Commandement Suprème a signé « l’Ordre n°227 »: « Pas un pas en arrière! » (« Ни шагу назад ! »).

L’Armée Rouge va comptabiliser 490 000 tués auxquels s’ajoutent 250 000 habitants de la ville.
Côté allemand, roumain et hongrois la défaite est sans précédent.
450 000 soldats de la Wehrmacht sont morts, 94 000  sont faits prisonniers dont , pour la première fois de l’histoire allemande, un maréchal: Paulus, avec 24 généraux, 2500 officiers
Du jamais vu.

Au prix d’un immense effort qui a vu  la mobilisation de toutes les énergies, les soviétiques -qui ont déjà remporté la bataille de Moscou- ont brisé aux yeux du monde le mythe de l’invincibilité de l’armée nazie qui s’était développé depuis la défaite française de juin 1940.

Si l’Armée Rouge et ses officiers supérieurs: les futurs maréchaux G. Joukov, A. Iéremenko, V.I. Tchouikov, C. Rokossovski, etc… ont  joué un rôle de premier plan, cette victoire éclatante n’a été possible que grâce à la mobilisation totale de tout le peuple impulsée par le Parti Communiste.
Aux calculs de Hitler tablant sur un rejet du régime soviétique et un retournement contre  Staline et la direction politique, les peuples d’Union Soviétique ont, au contraire, répondu en serrant les rangs et en donnant à la Grande Guerre Patriotique son caractère de « Guerre  sacrée » car « guerre du peuple » comme l’illustre le chant « Guerre Sacrée » de Vassili Lebedev-Koumatch écrit le 24 juin 1941, trois jours seulement après l’attaque nazie contre l’Union Soviétique.

« Lève-toi, pays immense,
Lève-toi, pour un combat à mort !
Contre la sombre horde fasciste,
Contre la horde maudite.

Que la noble fureur
Se déchaîne, comme une vague !
C’est la guerre du peuple,
La guerre sacrée !… »

Parce qu’elle était celle du peuple, cette guerre  était « sacrée » .
Elle a permis, aux prix d’efforts surhumains (20 millions de soviétiques morts), à l’Armée soviétique d’arriver jusqu’à Berlin, de vaincre Hitler et de recevoir la reddition des dirigeants du reich nazi.
Stalingrad a été le tournant, un tournant pour la liberté du monde que les français et leurs gouvernants, F. Hollande en premier lieu, auraient du avoir à coeur de rappeler.

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