« Le Patriote » : l’hebdomadaire des Alpes Maritimes à contre courant a été réduit au silence

patriote

Après plusieurs décennies de combat courageux pour l’information, « le Patriote », hebdomadaire du Parti Communiste dans les Alpes Maritimes, a été contraint de cesser de paraître.
C’est un mauvais coup non seulement pour les communistes et leurs amis mais aussi pour les progressistes et tous plus généralement pour tous ceux qui veulent penser autrement et accéder à  une autre information  dans un département où règnent en maîtres la pensée unique,  l’affairisme,  une droite ultra et un quotidien en situation de monopole.
La fin du « Patriote » aussi douloureuse soit elle pour ses lecteurs, collaborateurs et journalistes, ne signifie pas le renoncement à faire entendre une autre voix, à trouver les moyens humains et financiers pour donner une voix aux sans voix, pour révéler le dessous des cartes, pour contribuer au rassemblement pour une véritable alternative.

Ci dessous la réaction de Paul Euzière qui a participé à « la belle aventure » du « Patriote » pendant plus de 40 ans:

Deux, trois choses que j’ai apprises du « Patriote »…

Quarante années et des poussières de compagnonnage fidèle  avec ce journal, héritier d’une si longue et si belle histoire, d’émotions et de batailles partagées avec Georges Tabaraud, Louis Broch, Virgile Pasquetti, Charles Caressa et Jacques Victor  qui en furent les directeurs  attentifs et toujours exigeants m’ont d’abord appris que faire vivre un journal est une rude tâche de tous les instants, partout,  encore plus quand il s’agit de notre département .

Depuis la Libération, depuis bien plus longtemps encore si l’on ajoute l’histoire de l’hebdomadaire « le Cri des Travailleurs », les communistes et les progressistes des Alpes Maritimes ont su faire vivre et défendre l’existence précieuse d’un hebdomadaire « à contre-courant », contribuant aux grands débats, révélant des réalités dérangeantes, un « organisateur collectif »,   outil indispensable pour tisser des liens avec le monde du travail et de la culture.

C’est donc possible. Encore faut-il que ce soit bien l’affaire de tous.

Parce que nous sommes ce que nous sommes ici et maintenant, lecteurs, collaborateurs du journal, amis, militants…, nous ne devons pas accepter l’inacceptable : nous rendre.
Ni les blogs, ni les réseaux sociaux ne remplaceront un journal.
Ils sont d’autres outils, indispensables et complémentaires.

Nous devons et pouvons relever le défi, si chacun prend conscience, si chacun met la main à la pâte  autour d’un projet partagé et appliqué.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s