Amérique Latine: la fin de « l’arrière cour des Etats-Unis »


Entre ces images terrible de l’enterrement du poète Pablo Neruda, en septembre 1973, au Chili quelques jours après le coup d’Etat du général fasciste Pinochet contre le Président Allende et le gouvernement d’Unité Populaire, aujourd’hui 40 années se sont écoulées.


Ces quarante années ont vu tomber les dictatures sud-américaines, et, peu à peu,  au grand dam  des grandes compagnies et des gouvernants étasuniens, des gouvernements populaires, patriotes, anti impérialistes arriver au pouvoir dans nombre de pays.

Les sacrifices ont été innombrables.
Les chemins de la Liberté et des conquêtes démocratiques et sociales pavés de dizaines de milliers de morts, disparus, torturés, internés, emprisonnés.

Imagine-t-on le degré de courage qu’il a fallu à ces Chiliens, alors que le pays sombrait dans la terreur et que l’assassinat politique des progressistes, des communistes, des  socialistes, des militants de l’extrême-gauche,  était devenu la règle et que la vie ne tenait plus qu’à un fil ténu, de proclamer comme un défi aux militaires putschistes qui les cernaient de toute part: « Camarade Neruda,  aujourd’hui et pour toujours: présent! »« Camarade Allende, présent!« , « Camarade Victor Jara, présent! » et « vive le Parti Communiste Chilien! ».

Ecoutons ces Chiliens, regardons les lever le poing et faire éclater comme un message d’avenir « l’Internationale » .
Ils nous enseignent le courage à tout prix, l’espoir au coeur même du désespoir.

Ils nous disent qu’il n’y a pas de « fin de l’Histoire » et qu’un jour viendra pour eux, pour tous les peuples de cette Amérique Latine, que oui les lendemains finiront par chanter pour les pauvres, les humbles, les oubliés, ceux qui vivent de leur travail.
Aujourd’hui, la plupart des pays d’Amérique Latine: Cuba, Venezuela, Equateur, Bolivie, Uruguay, Argentine, Brésil, vraisemblablement dimanche le Chili, ont des gouvernements progressistes, malgré l’infâme blocus yankee depuis 1959 contre Cuba depuis 1959, malgré tous les coups bas au Paraguay, au Honduras…

Que de chemin parcouru depuis cet enterrement de Pablo Neruda, comme un cri. Comme un drapeau!
Quel espoir aussi pour tous ceux qui n’ont pas renoncé à changer le monde!

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Une réponse à “Amérique Latine: la fin de « l’arrière cour des Etats-Unis »

  1. Comme l’a dit Rafael Correa, le Président de l’Equateur, à la Sorbonne, « Aujourd’hui, ce n’est plus l’Amérique Latine qui est l’arrière cour des USA, mais l’Europe ».
    Sarkozy et puis maintenant Hollande et son gouvernement PS-vert, ont transformé la France en petit toutou des américains.
    Ils ont mis la France non seulement dans l’arrière cour, mais encore dans une niche.

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