Grèce: élections du 18 mai, le PC (KKE) double ses voix

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Dimanche 18 mai, les élections régionales et municipales se sont déroulées en Grèce.
C’était le premier scrutin depuis les élections législatives de juin 2012 qui avaient vu la coalition de gauche « Syriza » friser les 27% des suffrages et le Parti Communiste de Grèce (KKE) tomber à 4,5% .

Deux ans plus tard, la Grèce continue d’être saignée par la politique d’austérité de la Troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI) qui non seulement a réduit de 50% les salaires des fonctionnaires, à une misère le SMIG et les allocations chômage, mais également détruit dramatiquement le système d’Enseignement et la Santé publique.
Tous les jours, les Grecs manifestent.
Plus de 20 000 manifestations nationales et locales ont  été organisés -notamment par le Parti Communiste et le Front Syndical PAME- depuis le début de la politique d’austérité!

Aux élections du 18 mai, le Parti Communiste (KKE) -qui est pour une sortie de l’Union Européenne- double ses voix et son pourcentage. Il passe de 277 227 voix (4,50%) à 497 615 (8,82%).
Sa progression est générale, en Grèce continentale comme dans les îles.
De son côté, bien qu’elle figure dans le peloton de tête à Athènes et dans sa région (l’Attique),  la coalition Syriza -qui est pour le maintien dans l’UE et dasn l’euro- perd plus de 650 000 voix au plan national.
De 1 655 022 voix (26,89%) en 2012, elle ne retrouve que 1 002 432 (17,76%).

On trouvera ci dessous le tableau avec le comparatif des résultats région par région:
tableau_grece
Commentant ces résultats, Dimitris Koutsoumpas, Secrétaire Général du Parti Communiste a notamment déclaré:
(…) Nous appelons le peuple à résister aux faux dilemmes « stabilité et redressement » ou « déstabilisation », aux faux espoirs favorisés par le gouvernement de ND-PASOK,[coalition au pouvoir entre la Droite (Nouvelle Démocratie) et le parti social démocrate (PASOK)] car la stabilité et le redressement seront pour le grand capital et pas pour le peuple.
SYRIZA, d’autre part ne veut ni ne peut sauver le peuple et ouvrir la voie pour le renversement.
Le peuple doit avoir confiance en le KKE, qui n’est pas lié par des décisions antipopulaires, des signatures déshonorantes et des consensus dangereux, contrairement aux autres partis qui cherchent le vote du peuple et souhaitent continuer leur œuvre antipopulaire ou devenir calife à la place du calife.
Un vote pour le KKE au second tour des élections locales et aux élections européennes signifie que les conditions peuvent être créées pour la renaissance du mouvement populaire pour la concentration des forces au profit du peuple ».

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