Conférence de B. Friot, vendredi 27 février, à Grasse: quand le capitalisme devient une religion

Friot

Nous vivons dans un monde à l’envers.
Un monde dans lequel les producteurs, c’est-à-dire les humains, sont dominés par leur propre production autonomisée sous forme de « la valeur » capitaliste, de la marchandise, de l’argent, du capital, de la dette.  
Un monde dans lequel ces « choses », produit du travail humain, vont pouvoir être fétichisées.  C’est-à-dire auxquelles on va accorder des puissances surhumaines et surnaturelles.
Des choses, par conséquent, auxquelles les hommes et femmes vont devoir se sacrifier. Un monde dans lequel des rapports sociaux fétichisés deviennent de véritables nouvelles idoles barbares qui se nourrissent de travail vivant et de « sang humain ».

Du délire ? Non !
Dans « le capital » même (infiniment plus commenté qu’il n’est lu, malheureusement), Karl Marx tisse la métaphore du Vampirisme (bien avant le roman « Dracula » de Bram Stoker).
Le capital c’est le vampire ! C’est ce corps mort qui ne vit qu’en pompant constamment ce sang qu’est le travail vivant des salariés.

C’est de la littérature ? Non, sûrement pas !
Écoutez les journalistes et la plupart des hommes politiques aujourd’hui…
Ils nous « expliquent » : «vous vivez au-dessus de vos moyens… Vous allez devoir en baver, nom-de-Dieu… Vous allez devoir en chier ! »
Les Grecs, les Espagnols […], vous-mêmes allez devoir vous sacrifier pour « sauver l’euro ».
Pour sauver une monnaie, on voue aujourd’hui des millions de gens  en Europe, et au-delà, à la misère et à un recul civilisationnel sans précédent. Un monde à l’envers …
Pour sauver une monnaie… Du papier… des lignes d’écriture comptable…
Des signes sur des ordinateurs… On condamne sciemment des hommes à la misère !

On a connu des religions barbares… Mais à ce point-là… !
Moloch est une aimable plaisanterie, à côté de cette religion capitaliste… On en redemande !
C’est là tout  l’enjeu de cette conférence à Grasse, vendredi 27 février à 19 h, du professeur Bernard Friot que l’on a déjà apprécié à Grasse: laïciser les pouvoirs publics, c’est aussi séparer « l’Eglise » capitaliste, sa religion et ses dogmes, de l’Etat.
Pour cela, nous ne sommes pas désarmés, nous pouvons nous appuyer sur les conquêtes du mouvement ouvrier et du salariat…
Travailleurs du privé comme du secteur public, militants syndicaux, associatifs, politiques, simple citoyens, nous sommes tous concernés par cette conférence (entrée libre).

(sur la base d’une conférence à la Sorbonne d’Alain BIHR, professeur d’économie et de Sociologie, spécialiste des inégalités et de l’histoire du capitalisme)

 

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