A Nice et dans 80 villes, des rassemblements de soutien aux travailleurs de Goodyear

ADECR Goodyear

Environ 80 rassemblements ont été organisés dans toute la France, jeudi 4 février, en solidarité avec les ouvriers de Goodyear condamnés à la prison pour avoir défendu leur emploi.
Un peu partout dans le pays, militants, citoyens, élus communistes se mobilisent pour obtenir la relaxe des huit ex-Goodyear en appel.
Des grandes confédérations syndicales CGT à la FSU en passant par FO et Solidaires, les soutiens syndicaux se sont largement affichés.
Localement, par exemple, en Seine-Saint-Denis, la CFDT et la CFTC se sont jointes à l’appel.
Dans la Région Parisienne, sur les lignes du RER A et le RER B, la CGT a déposé un préavis de grève.
Les multiples appels pour la relaxe des militants -dont celui de la CGT-  sont signés par de nombreuses personnalités comme l’humoriste Christophe Alévêque, les responsables du Front de Gauche Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, le député PS Pouria Amirshahi, le comédien Richard Bohringer…
Il faut que cette mobilisation prenne encore plus d’ampleur et obtenir la relaxe de ces travailleurs !

A Nice,  le Président de l’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains, Jean-François Téaldi, a pris la parole au rassemblement organisé par la CGT et a dénoncé la criminalisation de l’activité syndicale en France et rappelé que les sénateurs communistes ont déposé un projet de loi d’amnistié des syndicalistes agissant dans le cadre de la défense des droits des salariés qui est bloqué par le gouvernement social -libéral et les députés PS.

« Pour les élus communistes, porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à tout le mouvement syndical ! La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale, s’inscrit dans notre démarche de lutte contre toutes les formes de discriminations.

UNE PROPOSITION DE LOI DES SENATEURS COMMUNISTES

Le 12 janvier, le Groupe des sénateurs communistes exprimait sa colère face à cette condamnation et réaffirmait son engagement en faveur de l’action collective et de la défense des salariés victimes de la répression, alors que les sanctions à l’encontre des représentants du personnel se multiplient.
Les sénateurs communistes rappelaient ce jour là l’adoption en février 2013 par la majorité du Sénat de leur proposition de loi d’amnistie sur les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux, proposition de Loi déposée le 28 novembre 2012.
Ils demandaient l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale dans les plus brefs délais de l’examen de leur proposition de loi.

Que dispose cette proposition de Loi ?
Sont amnistiées les infractions, passibles de moins de dix ans d’emprisonnement, commises dans les circonstances suivantes :
– à l’occasion de conflits du travail, à l’occasion d’activités syndicales ou revendicatives de salariés, d’agents publics, y compris au cours de manifestations sur la voie publique ou dans des lieux publics ;
– à l’occasion de mouvements collectifs revendicatifs, associatifs ou syndicaux, relatifs aux problèmes liés à l’éducation, au logement, à la santé, à l’environnement et aux droits des migrants, y compris au cours de manifestations sur la voie publique ou dans des lieux publics ;
– sont amnistiés les faits commis à l’occasion des conflits qui constituent des fautes passibles de sanctions disciplinaires, ou qui sont susceptibles d’être retenus comme motifs de sanctions prononcées par un employeur, pour tout salarié ou agent public.
Tout salarié, ou agent public licencié pour une faute ayant fait l’objet d’une amnistie, est réintégré dans le poste qu’il occupait avant son licenciement ou dans un poste équivalent.
En cas de changement d’employeur la réintégration du salarié s’effectue chez l’employeur succédant.
Le salarié réintégré bénéficie pendant douze mois, à compter de sa réintégration, de la protection attachée au délégué syndical.
(…)
L’amnistie entraîne la remise de toutes les peines. Elle rétablit l’auteur de l’infraction dans le bénéfice du sursis qui a pu lui être accordé lors d’une condamnation antérieure (…)

            LE GOUVERNEMENT A BLOQUE CE TEXTE DE LOI

Or, si ce texte avait-été adopté par le Sénat, mais sérieusement amputé par les sénateurs socialistes de la Commission des Lois, le Gouvernement, d’abord favorable au moment de son examen, décidait le 24 avril 2013 de ne plus le soutenir !
A. Vidalies, Ministre des relations avec le Parlement, reniant une fois de plus les engagements du candidat Hollande, osait déclarer : « Nous ne sommes pas favorables à cette amnistie ni à aucune autre ».
Et le 16 mai, celui qui voulait « lutter contre la finance », le candidat Hollande devenu Président, cédait à la droite et au Medef en déclarant lors d’une conférence de presse « être opposé par principe aux Lois d’amnistie », rajoutant « parce qu’il y a l’impression qu’on peut commettre des fautes et ensuite s’en exonérer » !
Et pour cause, la droite et le Medef avaient poussé des cris d’orfraie après le vote:
Parisot alors patronne du Medef affirmait « c’est stupéfiant d’imaginer qu’il puisse y avoir une amnistie pour des personnes qui ont commis des délits actés par la police et condamnés par la justice ».
Xavier Bertrand s’estimait « profondément choqué, le Gouvernement veut instaurer un droit de casser dans les entreprises » ;
Eric Woerth que c’était «un chèque en blanc pour la violence, une gifle au dialogue social , on ne peut pas amnistier ceux qui ont fait preuve de violence»,
Bernard Accoyer que « si une telle amnistie était accordée, elle serait de naure à légitimer des violences prétendument syndicales ».

Normal pour ceux qui préfèrent les patrons voyous qui licencient et brisent des vies, aux salariés qui défendent leur emploi.

Où est C.Estrosi qui, alors Ministre de l’Industrie, déclarait en 2013 à propos des Goodyear « je veux que les ouvriers sachent que je suis leur Ministre, le Ministre des ouvriers » !

Où sont les élus Front National de Nice et de la Région ? Vous avez déjà vu ceux qui se pétendent le parti du peuple aux côtés des salariés en lutte ?

Où sont les élus socialistes, où est Marc Daunis sénateur ? Pourtant depuis Valbonne, même avec les bus Macron le voyage n’est pas très long ! Peut-être à Davos ?
Et bien nous, les communistes, nous ne baisserons pas les bras.

Le texte est renvoyé en commission pour être réexaminé et « retravaillé sérieusement », selon la belle formule de Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste à la Haute assemblée.

Et Pierre Laurent a demandé que la proposition de Loi des sénateurs communistes soit mise à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale.

Nous ne céderons pas.
Alors oui, relaxe pour les Goodyear !
Hollande, Valls, faites voter la Loi d’amnistie ! »

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