Fidel Castro, rêver et ne jamais renoncer à lutter pour un monde meilleur

fidel-le-che-camiloFidel Castro est mort, vendredi 25 novembre.
Lui qui a mené la révolution cubaine aux côtés de son ami Che Guevara, de Camilo Cienfuegos, de son frère Raul Castro et de tant d’autres grandes figures, aura consacré sa vie à chasser la dictature de son pays, combattre la toute-puissance des États-Unis, contribuer à une intégration régionale sud-américaine progressiste et à construire la solidarité concrète  entre les peuples du monde.

Fidel Castro n’est plus. Après avoir dirigé avec Che Guevara la révolution du peuple cubain contre le dictateur Batista, il n’a cessé de s’atteler à de nouveaux grands défis : la construction d’une société meilleure, une société socialiste débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, la mise en place de l’enseignement gratuit et des soins de santé gratuits pour tous les Cubains, la solidarité internationale avec les peuples de l’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique du Sud.

Solidarité des mots, solidarité des actes, internationaliste, avec quand il l’a fallu,  l’envoi de volontaires pour combattre les tentatives de l’Etat raciste sud-africain d’imposer sa loi en Angola.
Solidarité médicale sans pareille.
Que ce soient les ouragans qui ont dévasté Haïti ou de l’opération « Milagro » (« Miracle ») qui a permis dans tous les pays d’Amérique Latine à des dizaines de milliers de pauvres de recouvrir la vue gratuitement, les médecins cubains ont été en première ligne.
Du Panama à la Terre de feu, chaque latino américain sait cela.
Tout comme chacun sait que c’est Cuba socialiste, malgré le blocus, contre vents et marées, qui a réussi à avoir l’espérance de vie la plus longue (79,4 ans)  de l’Amérique Centrale et du Sud.
Sur 194 pays classés, Cuba se classe en 38ème position mondiale, les Etats-Unis en 35ème.

Parmi les chefs d’Etats, Fidel Castro a été un des pionniers au plan international de la lutte pour le développement durable et contre le réchauffement climatique et à pointer la soif de profit du capitalisme qui en est à la base.

Il est devenu le symbole de Cuba, cette petite île qui est loin d’être parfaite mais qui a su résister aux Etats-Unis et qui, malgré un blocus assassin qui n’a toujours pas pris fin,  a pu tenter de construire un autre type de société, plus égalitaire et basée sur la solidarité et la coopération.

Aujourd’hui, Cuba n’est pas le paradis sur terre, mais Cuba n’est plus non plus le «bordel de l’Amérique» qu’elle était  avant 1959, sous le dictateur Batista.
On n’y meurt pas de sous-alimentation ou de maladies infectieuses (par exemple la tuberculose) comme dans les pays voisins comme Haïti.
L’analphabétisme à été éradiqué.
Le taux de mortalité infantile est même inférieur à celui du voisin étasunien.

Avec Fidel, Cuba aura joué un rôle clé dans la chute du système raciste d’apartheid en Afrique du Sud.
Pas étonnant dès lors que la première visite de Nelson Mandela après sa libération aura été à Cuba en prononçant ces mots : « Le peuple cubain occupe une place particulière dans le cœur des peuples d’Afrique. Les internationalistes cubains ont apporté une contribution à l’indépendance, la liberté et la justice en Afrique sans précédent de par ses principes et son caractère désintéressé ».

Cuba, sa révolution et Fidel Castro ont inspiré beaucoup de peuples dans leurs luttes de libération contre le colonialisme et le néo-colonialisme, ils a contribué à l’unité de l’Amérique latine (comme on l’a encore vu dernièrement  avec la signature de l’accord de paix en Colombie).
Comme le dit en peu de mot dans une émouvante déclaration le Parti Communiste Uruguayen: « Fidel, Cuba et révolution sont des mots qui resteront associés pour toujours en Amérique Latine. Et aussi Fidel, Cuba et liberté, dignité et souveraineté ». Et encore Fidel, Cuba et alphabétisation, réforme agraire, santé pour tous »...

Fidel Castro est mort, mais le combat pour une autre société continue.
Pour la construire, les Cubains ont toujours cet outil, cette tendresse des peuples, la solidarité.  Et notre soutien pour que la base US de Guantanamo soit fermée et  pour enfin faire lever le blocus économique criminel des États-Unis.

« Les hommes ne peuvent cesser de rêver à des utopies, ni de lutter pour les réaliser.
Rêver d’une utopie, c’est déjà en partie la construire. A chacun viendra son heure, mais les idées des communistes cubains demeureront, comme preuve que sur cette planète, si l’on travaille avec ferveur et dignité, on peut produire les biens matériels et culturels dont les être humains ont besoin, et nous devons lutter sans trêve pour y parvenir. Le peuple vaincra ! » a dit Fidel, en avril dernier,  au 7 ème congrès du Parti Communiste Cubain.
Sans doute, ces mots, cette vision et cet héritage de dignité et de refus de toute soumission sont ce qui dérange le plus la vraie droite et la fausse gauche et  leurs médias en France et ailleurs.

Hasta la victoria, siempre, querido camarada !

Publicités

Une réponse à “Fidel Castro, rêver et ne jamais renoncer à lutter pour un monde meilleur

  1. Robert Fico, Premier Ministre de la Slovaquie et Président de l’U.E.
    « Cuba n’a jamais menacé quiconque et ne veut vivre que sa propre vie.
    Nombreux sont ceux qui, à tort, ont haï et continuent d’haïr Cuba pour son courage ».

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s